Dakar – Le Sénégal confirme son ambition de devenir une destination touristique majeure en Afrique de l’Ouest grâce à une stratégie audacieuse centrée sur le développement des liaisons aériennes low-cost. Désormais accessible depuis neuf villes européennes par des vols à prix abordables, le pays de la Teranga ouvre grandes ses portes aux voyageurs internationaux et à sa diaspora.
Une accessibilité renforcée depuis l’Europe
La saison automne-hiver 2025-2026 marque un tournant décisif pour la connectivité aérienne du Sénégal. Transavia, compagnie low-cost du groupe Air France-KLM, a considérablement intensifié son offre vers Dakar en proposant des vols directs depuis sept villes françaises : Lyon, Marseille, Nantes, Bordeaux, Lille, Toulouse et Nice. Du 23 octobre 2025 au 28 mars 2026, ce sont ainsi plus de 20 vols hebdomadaires qui relient la France au Sénégal, avec des fréquences allant de un à trois vols par semaine selon les villes.
Cette offre s’enrichit également de liaisons depuis l’Espagne, avec des vols au départ de Madrid et Barcelone, portant à neuf le nombre de villes européennes directement connectées à Dakar par des compagnies low-cost.
Une vision stratégique portée au plus haut niveau
Lors de la présentation du budget 2026 de son ministère devant l’Assemblée nationale le 8 décembre 2025, le ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Monsieur Amadou Ba, a clairement souligné l’importance cruciale de l’accès aérien pour stimuler le tourisme international. Le budget arrêté à 28,9 milliards de francs CFA traduit cette ambition gouvernementale.
Cette orientation s’inscrit dans une approche globale recommandée par Hello Sénégal et son consultant Édouard Moctar Anyim : combiner politique de ciel ouvert, développement d’une filiale low-cost nationale et attractivité renforcée pour les compagnies étrangères à bas coûts. Une stratégie qui dépasse largement la simple référence au modèle Ryanair.
Startégie inspirée du Maroc et de la Tunisie
L’expérience nord-africaine démontre l’efficacité de cette approche. Le Maroc, après la signature de son accord open sky avec l’Union européenne en décembre 2006, a accueilli plus de 15 millions de touristes internationaux en 2024, générant près de 12% du PIB et créant des centaines de milliers d’emplois. Des compagnies comme Ryanair et EasyJet ont établi des bases permanentes dans le royaume, catalysant une transformation profonde du secteur touristique.
La Tunisie a suivi une trajectoire similaire après son accord de ciel ouvert signé le 11 décembre 2017. Entre 2018 et 2023, les arrivées touristiques ont bondi de plus de 25%, portant la contribution du secteur au PIB de 7% à près de 10%. L’effet multiplicateur des compagnies low-cost et de la libéralisation aérienne y est clairement démontré.
Un modèle pour l’Afrique
La stratégie sénégalaise de développement du tourisme par les vols low-cost offre un exemple inspirant pour d’autres nations africaines. En combinant libéralisation du ciel, attractivité pour les compagnies internationales et structuration de l’offre touristique, le pays démontre qu’une vision claire et une approche méthodique peuvent transformer un secteur entier.
Avec l’appui d’experts comme Édouard Moctar Anyim et l’engagement politique au plus haut niveau de l’État, le Sénégal trace résolument la voie vers une industrie touristique moderne, compétitive et génératrice de prospérité. Une transformation qui bénéficiera non seulement aux professionnels du secteur, mais à l’ensemble de l’économie nationale.
L’avenir du tourisme sénégalais s’annonce radieux, porté par cette accessibilité retrouvée et cette vision stratégique ambitieuse. Le pari des vols low-cost est en passe de devenir une réalité transformatrice pour le pays de la Teranga.


