Le Sénégal s’apprête à franchir une étape historique : faire rayonner le Grand Magal de Touba sur la scène internationale en l’inscrivant au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO. Cette démarche, portée avec conviction par le secrétaire d’État à la Culture, Bakary Sarr, incarne une vision où tradition et modernité se rejoignent pour célébrer l’une des plus belles expressions de la spiritualité africaine.
Un événement qui transcende les frontières
« L’inscription du Grand Magal de Touba représente une aubaine extraordinaire pour le Sénégal, l’Afrique et le monde entier », a affirmé Bakary Sarr lors d’un Comité régional de développement spécial organisé à Diourbel. Chaque année, des millions de pèlerins convergent vers la cité sainte de Touba, témoignant de la dimension universelle de cet événement qui unit les cœurs au-delà des frontières.
Cette mobilisation impressionnante illustre comment la foi peut devenir un véritable moteur de développement économique et social, créant des ponts entre communautés et générant des retombées positives pour toute une région.
Une collaboration fructueuse pour un projet d’envergure
La réunion, qui a rassemblé les autorités locales, Serigne Moustapha Lakram Mbacké (représentant du khalife général des mourides), ainsi que des experts du ministère de la Culture et de la plateforme TURAAS, symbolise l’union des forces pour ce projet fédérateur.
Le secrétaire d’État a souligné l’importance de cette synergie : la Direction du patrimoine culturel travaille main dans la main avec la communauté mouride pour bâtir un dossier de candidature solide et représentatif de la richesse de cette tradition séculaire.
Un héritage vivant aux multiples facettes
Le Grand Magal de Touba n’est pas qu’un simple événement religieux. Il constitue un carrefour exceptionnel où se rencontrent les dimensions culturelle, intellectuelle, spirituelle et économique du Sénégal. Profondément ancré dans le patrimoine national – où il est déjà reconnu -, cet événement dialogue avec toute la diversité de l’héritage immatériel sénégalais.
Célébrant le départ en exil au Gabon du fondateur du Mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba (1853-1927), le Grand Magal perpétue un message de résilience, de foi et de paix qui résonne aujourd’hui avec une force nouvelle.
Vers une reconnaissance internationale bien méritée
L’ambition du gouvernement sénégalais de voir cet événement inscrit au patrimoine de l’UNESCO reflète une volonté d’offrir à cette tradition exceptionnelle la reconnaissance mondiale qu’elle mérite. C’est aussi l’opportunité de mettre en lumière les trésors culturels africains et d’inspirer d’autres nations à valoriser leur patrimoine immatériel.
Cette démarche s’inscrit dans une dynamique positive d’appropriation collective, où chaque partie prenante contribue à faire vivre et transmettre cet héritage aux générations futures.
Le Grand Magal de Touba nous rappelle que les traditions spirituelles, lorsqu’elles sont célébrées et partagées, deviennent des sources inépuisables d’inspiration, d’unité et de développement pour l’humanité tout entière.


