Quand la stabilité politique accélère la croissance : l’exemple de la Côte d’Ivoire

Tiana
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Abidjan — La Côte d’Ivoire pourrait bondir de la 78e à la 65e place du classement économique mondial d’ici 2040, selon un rapport du Centre for Economics and Business Research (CEBR) publié fin décembre 2025. Cette ascension repose essentiellement sur la stabilité politique acquise lors de la dernière décennie.

La stabilité, moteur de la croissance

Après la crise post-électorale de 2010-2011, le pays a renoué avec des taux de croissance supérieurs à 6 %. Ce climat apaisé a attiré les investissements étrangers et permis la modernisation des infrastructures : métro d’Abidjan, extensions portuaires et grands projets routiers.

Le CEBR souligne que ce dynamisme économique découle directement de cette stabilisation politique, transformant la Côte d’Ivoire en plateforme régionale incontournable dans une Afrique de l’Ouest marquée par l’instabilité.

Des atouts structurels solides

La trajectoire ivoirienne s’appuie sur un secteur manufacturier en expansion, une filière agro-industrielle robuste et des exportations diversifiées (cacao, or, énergie). Le Port d’Abidjan joue un rôle central comme hub logistique sous-régional.

La continuité politique, enjeu majeur

Le rapport identifie toutefois des risques à court terme. La question de la succession présidentielle et la gestion des prochaines échéances électorales seront déterminantes pour maintenir la confiance des investisseurs. Les fractures territoriales entre le Sud prospère et le Nord moins développé constituent également un défi.

Dans une région secouée par les coups d’État, la Côte d’Ivoire fait figure d’exception. Les projections du CEBR confirment qu’en Afrique de l’Ouest, stabilité politique et croissance économique demeurent indissociables.

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